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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 18:52

Il y a 4 ans, je me souviens bien du jour, un dimanche, j’ai appris que la saison 8 serait la dernière de 24, j’étais triste, je me souviens aussi des adieux très émus de Kiefer.

 

C’était la fin d’une aventure. Mais j’espérais voir Jack Bauer sur grand écran. Cependant 2h de film ce n’était pas la même chose que 24h (22 sans les coupures pub !) avec mon héros ! Quand j’ai commencé ce blog, il y a 4 ans donc, je l’avais conçu comme un hommage à une série terminée, mais j’avais écrit aussi « un film est prévu »

 

Mais l’espoir de voir un jour 24 le film s’est amenuisé, la Fox avait annulé la série, et refusait de faire le film, Gordon triomphait dans Homeland… j’ai abandonné l’espoir de revoir un jour Jack Bauer.

 

Et puis en mai dernier, alors que j’étais en vacances à New York, cette ville magique, ma copine Jennyalice m’a envoyé un SMS  « 24 est de retour » Sur le coup je n’ai pas compris, je pensais qu’une chaine française allait diffuser en clair la série. Mais non, une saison 9 serait bien diffusée en mai 2014. Je ne connais pas de cas identique : une série annulée, qui reprend 4 ans plus tard, pas un spin off ou un reboot, non, le même héros, le même casting, et la suite de l’histoire.

 

En plus, cette année a été pour moi plutôt morose voire carrément merdique, et, après le soutien de mes amis, ce quasi « miracle » du retour de 24 a été un coin de ciel bleu. Je n’espérais plus les 2 heures de film et je me retrouve avec une dizaine d’heures de Jack Bauer !! Comme le symbole d’une chose qu’on croit perdue et qui revient en mieux, une raison d’espérer quoi…24 c’est plus qu’une simple série TV !

 

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Four years ago, I remember it was a Sunday, I learned season 8 would be the last, I was sad, I also remember Kiefer’s very moving farewell.

 

It was the end of an adventure. But I was hoping to see Jack Bauer on the big screen. However 2 hours movie isn’t the same ride as 24 hours (22 without commercial breaks) ! When I started this site, it was conceived as a tribute to the series , but I also wrote " 24 the movie is expected"


But the hope of seeing this 24 movie has faded away , Fox had canceled the series, and refused to make the film , Gordon triumphed in Homeland ... I gave up hope of ever seeing Jack again .


And last May, when I was on vacations in New York, this magical city , a friend of mine, Jennyalice texted me " 24 is back" At first I didn’t understand , I thought a French TV would broadcast the series. But it was really the 24 return, season 9 would be released in May 2014, I don’t know of similar situation: a canceled series, reborn four years later , not a spin off or a reboot, but the same hero , the same cast , and the story next part.


Besides, this year for me was rather crappy, and after the support of my friends, the almost "miracle" of 24 return of 24 was a relief.

 

I wasn’t hoping any more for the 2 hours movie and I end up with ten hours of Jack Bauer! As a symbol of something I believed lost and that returns better, a reason to hope... 24 is much more than just a TV show!

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16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 14:30

(English translation below)

 

Chaque génération trouve le héros qui lui ressemble.

 

L’Amérique de l’après 11 septembre a choisi Jack Bauer, agent qui mène une lutte sans merci contre le terrorisme. Cette série, plus encore qu’un énorme succès – 10 millions de téléspectateurs en moyenne par épisode et des millions de DVD vendus - est devenue un phénomène de société, un sujet de débat chez les hommes politiques, philosophes et militaires, sur son héros et le monde qu’elle représente.

 

 Car, malgré les invraisemblances dues au genre, elle donne une vision très réelle de la nouvelle situation géopolitique mondiale, celle de la fin de la guerre froide. En cela Jack Bauer s’oppose à James Bond.

 

 Ce héros aux mêmes initiales avait surgi alors pour sauver le monde. Mais ce monde, en une génération a changé et si nos 2 héros ont des points communs, ils sont représentatifs de 2 époques bien différentes.

 

Bien sur Bond et Bauer sont des super héros invincibles, passant allégrement à travers les balles et les explosions, mais les similitudes s’arrêtent là. (Du moins avant que Jack ne ringardise James, qui dans les dernières versions, celles avec Daniel Craig, ressemble de plus en plus...à Jack Bauer !)


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James Bond combat dans un monde où 2 super puissances s’affrontent, où les lignes de batailles et la morale sont clairement tracées : le Bien, c’est à dire le monde occidental, contre le Mal c’est à dire l’autre bord, des méchants bien définis : communistes ou syndicat du Crime, concoctant leur complot dans des bunkers, des îles isolées, une Russie enneigée... Ses missions, James Bond les mène en costard cravate dans des lieux exotiques et chics, soutenu par des chefs honnêtes et dévoués.

 

A l’opposé Jack Bauer combat des terroristes variés et anonymes : des serbes (S1), des tchétchènes (S5), des turcs (S4), des arabes (S2 et 6)… infiltrés au cœur des villes américaines et parfois du gouvernement. Des méchants qui réussissent souvent leur coup (abattre l’avion présidentiel par exemple) et qui sont quelquefois des américains même.

 

L’ennemi est désormais parmi nous, tapis dans nos villes, au sein même d’agences censées nous protéger. On reconnaît bien là le traumatisme du 11 septembre. Dans ce monde, pas de smoking, ni de voitures de luxe pour Jack, il se bat en jean et gilet pare balles dans les rues désertes et les entrepôts sombres des banlieues  glauques de Los Angeles. Et en plus, ses chefs et le président des Etats-Unis lui même, sont souvent incompétents ou corrompus.

 

Finie la facilité d’un monde coupé en 2 où l’ennemi est connu, bienvenue dans l’après Guerre Froide, monde plus complexe où on ne sait plus qui et où est l’ennemi.

 

Et l’Amérique s’est choisi un héros à l’image de ce nouveau monde inquiétant : violent, impitoyable et désespéré, car désormais non seulement les méchants ne sont plus clairement identifiables mais les bons ressemblent de plus en plus au méchants !

 

Pour sauver le monde l’agent 007 a le permis de tuer et ne s’en prive pas, il utilise son arme et ses poings même contre des femmes mais n’a jamais employé la torture, car justement la torture c’est pour les méchants !

 

Jack Bauer lui n’hésite pas à électrocuter le mari de sa petite amie avec un fil de lampe et à  briser un à un les doigts d’un suspect pour obtenir des renseignements. Il y a quelques années un tel héros qui torture ses ennemis et abat froidement ses prisonniers aurait été impensable (et imontrable à la TV) tout aussi impensable qu’une dizaine de terroristes armés de cutters faisant 3000 morts au cœur de la 1 puissance du monde.

 

 

Mais le monde a changé et Jack Bauer est désormais  pour les millions d’américains une icône, le héros sombre d’une époque troublée. Depuis le 11 septembre, la guerre en Afghanistan puis en Irak, depuis Guantanamo et Abu Ghraïb, le monde est devenu confus et incertain. Et même l’issue de la lutte est amère.

 

A la fin de ses aventures, James Bond  empêche la catastrophe annoncée, se retrouve triomphant et détendu sous les cocotiers entre une superbe fille et une coupe de champagne.

 

Pour Jack Bauer c’est carrément le contraire : aucun triomphe à la fin de son épuisante journée. S’il sauve son pays c’est après la morts de centaines d’innocents et surtout de ceux qu’il aime (sa femme, sa copine, ses amis) qu’il ne parvient jamais à sauver. La dernière image de chaque saison le montre seul et désespéré, héros emblématique d’un monde occidental et d’une Amérique qui ont définitivement perdue leur innocence.

 

 

 

English translation:


Each generation finds the hero it needs.

 

Post September 11 America chose Jack Bauer, the federal agent who leads a ruthless fight against terrorism. This series, more than a huge success - 10 million viewers on average per episode, and millions of DVD sales - has become a social phenomenon, a subject of debate among politicians, philosophers and military, about its hero and the world it represents.

 

 For, despite the credibly gap due to the genre, 24 gives a very real vision of geopolitical situation at the end of the Cold War. So Jack Bauer is opposed to James Bond...at least before Daniel Craig's James Bond who looks more and more like Jack Bauer !

 

  James Bond, hero with the same initial, had to save the world too. But this world in a generation has changed and our two heroes are representative of two very different eras.

 

 Of course, Bond and Bauer are invincible superheros,  passing through bullets and explosions, but the similarities end there

 

  James Bond fights in a world where two superpowers clash, where the battle lines and morality lines are clearly drawn: the Good, ie the Western world against the Evil: the other side , villains clearly defined: communist or crime syndicates, concocting their plot in bunkers, isolated islands ... James Bond does his job in a tuxedo, in exotic and posh locations, supported by honest and dedicated leaders.

 

 

  On the contrary, Jack Bauer fights various and anonymous terrorists: Serbs (S1), Chechens (S5), Turks (S4), Arabs (S2 and 6) ... infiltrated in the heart of American cities, and sometimes in the American government itself. The terrorists often succeed their coup (get down Air Force One, for example) and are sometimes even American (S7,S8).

 

 

The enemy is among us, lurking in our cities, even within agencies supposed to protect us. We can recognize here the trauma of 9/11. In this world, no tuxedo, no luxury cars for Jack, he fights in jeans and a bulletproof vest in the lonely streets and warehouses, in Los Angeles dark suburbs. And more, its leaders and the president of the United States himself, are often incompetent or corrupted.

 

 The world cut in two, where the enemy is known, is now gone. Welcome to the post-Cold War world, a more complex world where we don’t know who and where is the enemy.

 

 And America has chosen a hero like this new world: dark, violent, ruthless and desperate, because now, not only the bad guys are no more clearly identifiable, but the good ones look more and more like the villains!

 

  To save the world the agent 007 has the license to kill and he doesn’t hesitate, he uses his gun but has never used torture because torture is for the villains!

 

  But Jack Bauer doesn’t hesitate to electrocute his girlfriend’s husband and break one by one a suspect fingers to obtain information. A few years ago such a hero who tortures and kills coldly his enemies and even his prisoners would have been unthinkable (above all on prime timeTV) just as unthinkable that a dozen terrorists armed with box cutters killing 3000 Americans in the heart of America.

 

But the world has changed and Jack Bauer is now for millions of Americans an icon, the hero of that dark troubled times. Since 09/11, from the war in Afghanistan and Iraq, from Guantanamo and Abu Ghraib, the world has become confused and uncertain. And even the end of the fight is bitter.

 

 At the end of his adventures, James Bond ends up triumphant and relaxing under the coconut trees between a beautiful girl and a glass of champagne.

 

 Jack Bauer is quite the opposite: no triumph at the end of his exhausting day. He saves his country but after the deaths of hundreds of innocent people and especially those he loves (his wife, his girlfriend, friends).


The each season last images shown Jack Bauer alone and desperate, the iconic hero of a Western world and an America that have now lost their innocence.

 


 


 

 

 

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 16:59


192 !Number of episodes, 8 Seasons  192 épisodes, 8 saisons
17 million Highest-rated episode: Day 5: 7.00am–8.00am  17 millions d'audience maximum (S05 E13)
7.9 million Lowest-rated episode: Day 8: 7.00am–8.00am   7,9 millions d'audience minimun (S07 E24)
$3-$4m Cost of each episode  3 à 4 Million de $ de coût par épisode
$550,000 Amount Kiefer Sutherland earned per episode  550 000 $ de cachet pour Kiefer Sutherland par épisode
10.5 Months filming in a season  10 mois et demi de tournage par saison
13,627 Total deaths  13 627 morts
260 Jack Bauer kills  260 tués par Jack Bauer
67 Torture scenes in first five seasons  67 scènes de tortures dans les 5 1° saisons
2 Black American Presidents  2 présidents noirs
1 Female American President  1 femme président
13 Female villains  13 méchantes
71 Writers  71 auteurs
1,143 Actors 1143 acteurs

 

 

 

 

 

 

 

 

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 13:48

 

(English translation below)

 

24 heures chrono occupe une place à part parmi les séries TV.

 

Quelle série a en effet déjà été accusée d'inciter aux crimes de guerre? Quelle série a déjà déchaîné autant de polémiques politiques? En 2006 par exemple, de hauts gradés de l'armée américaine se sont rendus sur le plateau de 24 pour se plaindre que leurs soldats rêvaient d'imiter Jack Bauer !

 

En effet, pendant 8 saisons, 24 a reflété la politique américaine : la saison 1 écrite avant le 11/09 a été diffusée seulement 2 mois après, et la saison 2 a coïncidé avec l'attaque américaine sur l'Irak.


Elle a été la première fiction à aborder directement la lutte contre le terrorisme, et cette lutte, les américains qui la voyaient dans leurs infos, la regardaient en même temps et toutes les semaines dans leur feuilleton TV. Une Amérique désorientée et traumatisée trouvait dans 24 le reflet de ses peurs mais aussi le réconfort de voir un héros régler rapidement et efficacement des problèmes que leur gouvernement lui, tardait à résoudre.

 

  24 a donc brouillé la frontière entre réalité et fiction, faisant ainsi passer Jack Bauer du statut de héros de série TV à celui d'icône de la culture populaire.


La série est par ailleurs devenue le miroir de tous les débats qui secouent les Etats-Unis depuis le 11/09: la torture, la sécurité face aux libertés...24 va sortir des pages des magasines TV pour être étudiée dans les facultés de droit, analysée par des philosophes, des sociologues, ou encore citée par des hommes politiques de tout bord (Clinton, Mc Cain...). On a même vu un juge de la Cour Suprême - soit la plus haute instance juridique des Etats-Unis - défendre Jack Bauer : "Jack Bauer a sauvé Los Angeles, et vous voudriez l'accuser ? " !


24 va être utilisée pour avancer des opinions de droite et de gauche : pour certains, elle est un objet de propagande de la politique Bush, tandis que d'autres pensent qu'elle a préparé la venue du premier Président noir. Sans doute parce la série a été créée conjointement par un républicain convaincu (Joël Surnow) et un démocrate (Robert Cochran), sans oublier la participation de Kiefer Sutherland, très à gauche sur le plan politique.  


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De plus,24 suit l'évolution de l'opinion américaine : sa mauvaise conscience après Abu Ghraib et Guantanamo se reflète dans les deux dernières saisons. En effet, au début de la saison 7, Jack Bauer doit répondre de ses actes de torture passés devant des sénateurs... et la saison 8 nous montre que la torture ne marche plus.

 

La série TV est donc finie mais son héritage culturel ne va pas disparaître. Dans 10 ans, on pourra étudier à travers 24 l'état d'esprit de l'Amérique après le 11/09 et le monde troublé et complexe de ce début de XXIème siècle.

 

Je terminerais par la citation d'un blogueur américain: "24 a englobé une période de l'histoire de ce pays qui, pour le meilleur et pour le pire, nous a changé à jamais".


     Pas mal pour une série TV, non?

 

Sur la polémique sur la torture voir l'article 24 heures chrono et la torture

 

 

24 is much more than a TV show: it has become during his nine-year broadcast, a cultural phenomenon.

Indeed what series has been accused of encouraging war crimes? What series has already unleashed so many controversial issues? In 2006 for example, senior officers of West Point went on the 24 set , complaining that their soldiers dreamed of imitating Jack Bauer !

For eight seasons, 24 reflected the American policy: season one was written before 11/09 but was aired just two months after, season 2 coincided with the U.S. attack on Iraq.

It was the first fiction to show directly the War on Terror, and the Americans watched it in their TV news at the same time they watched it weekly on 24.

For a disoriented and traumatized American people, 24 was the reflection of their fears but a comfort too, to watch a hero quickly and efficiently solve problems that their government was slow to resolve.

24 has blurred the line between reality and fiction, increasing the
Jack Bauer's status from a  TV hero to a popular icon. 

 

 The series has also become the mirror of all the debates that have shaken the United States since 11/09: torture, the security versus individual liberties ... 24 has left the TV magazines pages, to be studied in law schools, analyzed by philosophers, sociologists, or cited by politicians of all opinions (Clinton, McCain ...).

 

(see the American reactions  to the Bin Laden death on 1 May 2011 which they are associated with Jack Bauer:  Jack Bauer killed Ben Laden)

We even heard a judge of the Supreme Court defend Jack Bauer "Jack Bauer saved Los Angeles, and you want to accuse him"!

24 was used to advance the views of Right and Left: for some it’s a president Bush propaganda object, while others think it has prepared the arrival of the first black president.

Probably because the series was created jointly by a staunch republican (Joel Surnow) and a Democrat (Robert Cochran), and  because Kiefer Sutherland is...a lefty !

24 follows the American public opinion
evolution: her bad conscience after Abu Ghraib and Guantanamo is reflected in the last two seasons. Indeed, early in the season 7, Jack Bauer has to answer for his past acts of torture before the Senate ... and season 8 shows that torture does not work anymore.

The TV show is over, but its cultural heritage is not going away. In 10 years from then, 24 can be studied to understand the America state of mind after 11/09 and the complex and troubled world of the early twenty-first century.

And to end  a quotation from an American blogger (@TheJackSack): “this story encapsulates a period in this country's history that, for better or worse, has changed us forever.”

 

 

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 18:52

(English translation below)

 

Comme le dit le co créateur de 24, Robert Cochran: "On ne regarde pas la série à cause du format, mais parce que l’histoire est convaincante et les personnages fascinants, on veut savoir ce qui leur arrive"

C’est le propre de toute série, on s’attache à des personnages que l’on retrouve régulièrement, on oublie les histoires invraisemblables pour se concentrer sur son ou ses personnages préférés. Mais c’est encore plus vrai pour 24, où ces personnages évoluent constamment et peuvent mourir brutalement.

  2446-copie-1Mais la caractéristique de 24, est que ces personnages sont plutôt inhabituels pour une série de prime time. Bien sûr comme toute fiction américaine, 24 a son quota de minorités : hispaniques, asiatiques, noirs, mais ce qui est plus nouveau, des moyens orientaux : turcs, iraniens, arabes, bons et méchants et même à des postes clés de la CTU, comme la belle Nadia (S6). 



 

 

 Ce qui est différent des fictions d’espionnage habituelles, c’est que 24 n’est pas peuplée de top models. A la CTU, on trouve des employés au physique commun, des geeks maladroits et mal fagotés, bien sûr Chloé mais aussi Janis (S7) ou Arlo (S8), et même un obèse : Edgar (S4,5).


 

 

 

                                                                                                                                            

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 Quant aux copines de Jack, elles sont jolies mais n’ont rien de James Bond girls : habillées sobrement, peu maquillées, leurs attraits peu mis en valeur.  Certaines méchantes sont certes plus sexy comme Mandy (S1,4) ou Colette (S5) mais elles utilisent autant leur intelligence que leurs charmes. 

Au sujet des femmes, on pourrait d’ailleurs penser que 24 est une série macho avec son héros viril et ses «demoiselles en détresse » Teri, Kim, Kate… 

Mais les femmes de 24 ont des caractères solides, elles sont courageuses et déterminées (même si certains fans n’aiment guère Kim, qu’ils trouvent stupide, elle ne manque pas de courage). Les femmes ne sont pas présentées comme des victimes, elles occupent souvent  des postes d’autorité avec compétence : Lynne (S2) Michelle (S4) Karen (S5, 6) Taylor présidente des Etats-Unis (S7 et 8). Et que serait Jack sans sa fidèle Chloé, le génie du clavier.Et quand elles sont des bad girls, elles sont aussi dures et impitoyables que les bad guys : Nina, Mandy, Sherry…

 La très sexy Mandy (saison 4)

http://i679.photobucket.com/albums/vv159/aspasie79/vlcsnap-119303.png

 Quant à Renée Walker, elle est dans la saison 7 un Jack Bauer au féminin, aussi efficace et dévouée que lui, elle est son égale et lui sauve d’ailleurs la vie à la fin de la saison (avant de perdre cette originalité dans la S8).

Jack et Renée, saison 8

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Tous ces personnages sont parfaitement dessinés et complexes et surtout ne sont jamais identique d’une saison à l’autre.

Le meilleur exemple est Chloé. Personnage secondaire, associale, moche et…blonde dans la saison 3, elle devient peu à peu plus féminine...brune, a des aventures, un enfant, et les auteurs lui donne le 1° rôle féminin à la fin de la série. Mais ce qui reste le plus intéressant est sa relation avec Jack : l’aime-t-elle ? Est-elle seulement une ami fidèle ? L’ambiguïté de cette relation (comme celle des couples de série plus anciennes : X files ou Chapeaux melons et bottes de cuir…) donne une originalité supplémentaire à la 24.Voir pour les transformations de Chloé 24h chrono: Chloé O'Brian de la saison 3 à la 8 (photos)

Mais, comme disait Hitchcock «pour qu’un film soit réussi il faut que le méchant soit réussi » Et les méchants de 24 sont subtilement écrits, presque jamais stéréotypés, les auteurs prennent soin de leur fournir des motifs crédibles.

Drazen (S1) veut venger sa femme et sa fille tuées par Jack, Saunders (S3) a été abandonné par les siens, Henderson (S5) croit agir pour le bien de son pays et a veillé sur Kim quand Jack a disparu en la laissant. Logan, lui n’a guère d’excuses, c’est un ambitieux avide de pouvoir et dénué de tout scrupule mais son machiavélisme en fait un méchant jubilatoire. Quant à Nina, on ne connaitra jamais ses réelles motivations, cela joint à ses sentiments  ambiguës envers Jack (S3) la rend, à mon avis, fascinante.

Jack Nina saison 3

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On peut également remarquer que les méchants de 24 sont aussi efficaces que les agents du gouvernement, car ils parviennent souvent à leurs fins: abattre l'avion présidentiel (S4), faire exploser une bombe atomique en plein LA (S6) et on ne compte plus les nombreuses destructions de la CTU(S2,5,6,8)...un endroit bien peu sûr !

Le méchant (et séduisant)  Saunders, saison 3

http://i679.photobucket.com/albums/vv159/aspasie79/vlcsnap-66125.png

En fait, si les intrigues de 24 fonctionnent si bien c’est parce que Jack a toujours des adversaires à sa taille, aussi puissants et (presque) aussi complexes que lui. C’est sans doute pour cela que la saison 6 est faible : les méchants papa et frérot Bauer, le terroriste Fayed sont trop caricaturaux.

Dernier point, si ces personnages sont si intéressants, c’est que 24 bénéficie d’un casting excellent avec des acteurs, choisis plus pour leur talent que pour leur physique avantageux !

Ce sont donc ces personnages attachants (y compris les méchants !), car confrontés à des situations exceptionnelles, ils restent humains, ce qui est une des raisons du succès de la série.

Tous les personnages (ou presque) de la série dans le bonus DVD24 h chrono: les personnages (bonus vidéo du DVD)

 

As 24 co creator, Robert Cochran said: "People don't watch the show because of the format, but because the characters are compelling"

 

As any series, 24 focuses on regular characters, and so you forget the incredible storylines to focus on your favorite characters. But it’s even more true for 24, because these characters are constantly evolving and can die suddenly.

But in 24, these characters are rather unusual for a prime time TV show. Of course as any American fictions, 24 has its quota of minorities: Hispanics, Asians, Blacks, but more original:  Turkish, Iranian, Arab, Tchetchens, good and evil and even in key positions of the CTU, as the beautiful Nadia Yassir (S6).

But unlike usual spy fictions, 24 is not populated by top models. The CTU’s employees have an average look, are clumsy and poorly dressed geeks like Chloe, Janis (S7), Arlo (S8), and even an obese: Edgar (S4, 5).

And Jack's girlfriends are pretty but not James Bond's girls: dressed soberly, with little makeup. Some female villains are certainly sexier like Mandy (S1, 4) or Colette (S5) but they use their brain as much as their charms.

About women, one might think that 24 is a macho series with its manly super action hero and its "damsels in distress" Teri, Kim, Kate ...

But the 24 women have powerful personalities, they are courageous and determined (though some fans don’t like Kim, she doesn’t lack courage). Women are not portrayed always as victims, they are in position of authority: Lynne (S2) Michelle (S4) Karen (S5, 6) and even President of the United States like Allison Taylor (S7 and 8). And when they are bad girls, they are as tough and ruthless as the bad guys: Nina, Mandy, Sherry ...

And that would be Jack without his faithful Chloe, the keyboard witch?

As for Renee Walker, she is in season 7 a female Jack Bauer, as effective and dedicated as him, she is his equal and she also saves Jack’s life at the season ending (before losing his originality in S8).

All these characters are well drawn and complex and are never the same from one season to another.

 

The best example is Chloe. A secondary character, asocial, ugly and blond  in season 3, she becomes gradually more feminine, and ... brunette, she has lovers (S5), a child (S7), and she ends up the1st female lead at the end of the series. But what remains the most interesting is her relationship with Jack: does she love him? Is she only a true friend? The ambiguity of this relationship (like couples of older series: X files or The Avengers.) gives an extra originality to 24. See Chloe from season 3 to 8 pictures:link

But, as Hitchcock said, "for a film to be successful we need a good villain ": the 24 wicked are subtly written, almost never stereotyped, the authors are careful to provide them with credible motives.

 

Drazen (S1) wants to avenge his wife and daughter killed by Jack; Saunders (S3) was abandoned by his country; Henderson (S5) believes to act for the good of his country and has looked over Kim when Jack disappeared leaving her . Logan, has little apology, he is an ambitious power-hungry and unscrupulous man, but that makes him a jubilant villain. As for Nina, we will never know his motives, and her ambiguous feelings towards Jack (S3) makes her, in my opinion, the most fascinating 24 villain .

  
These villains are as effective as 24 government agents, they often succeed in their goal: shoot down Air Force One (S4), detonate a bomb right in LA (S6) and destroy CTU (S2, 5,6,8) ... a very insecure place!

In fact, if the intrigues of 24 work so well is because Jack finds always his match, bad guys as powerful and (almost) as complex as him. This is probably why the season 6 isn’t so good: the wicked dad and bro Bauer, and the terrorist Fayed are too caricatural.

And if these characters are so interesting is because their actors, chosen more for their talent and their good looks!

These endearing characters (including the wicked!), faced with exceptional circumstances remain human, which is one reason for the success of the series.

All characters (or so) of the series in the bonus DVD link

 

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 15:49

(English translation below)

 

 

Attention pour ceux qui n'auraient pas vu l'ensemble des 8 saisons, cet article contient des spoilers

 

Plus qu’une série, 24 est un feuilleton, les épisodes se suivent et il est très difficile de prendre la série en cours, malgré les «previously on 24» petit résumé de l'épisode précédent.

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En effet, pour que le temps réel fonctionne, sans qu’on passe 10 mn avec Jack dans sa voiture, les intrigues parallèles sont multiples.

 

En gros, il y a 3 histoires de base :

-    celle centrée sur Jack Bauer qui doit empêcher une catastrophe imminente et régler ses problèmes personnels (ses copines, sa fille…)

-     l’intrigue «Maison Blanche» : le président aux prises avec des conseillers félons et/ou des problèmes familiaux

-     et la CTU (Counter Terrorist Unit/Cellule Antiterroriste) ou le FBI pour la saison 7, où se télescopent amitiés, amours, rivalités professionnelles et…où il y a toujours une taupe !

Quand ces 3 fils narratifs se rejoignent la tension est alors à son comble.

 

Saison 8 e21: toutes les intrigues dans le split screen

 

 

Ces intrigues sont elles mêmes séparées en arcs de plusieurs épisodes qui s’articulent autour d’une même menace, on passe ensuite aux autres épisodes (avec plus ou moins d’habileté) avec une autre menace, d’autres méchants, de nouveaux personnages. C’est l’intrigue «à tiroirs » ou «en oignons» comme disent les scénaristes. Tout cela avec des sous intrigues durant 2 ou 3 épisodes.

 

Mais ce qui fait l’originalité de 24, c’est le mélange des genres : thriller d’espionnage avec taupe et complot, série d’action avec fusillades, explosions, poursuite en hélico, 24 est également un soap opéra avec ses relations et rivalités amoureuses, ses rapports familiaux conflictuels, et ses personnages morts…qui réapparaissent ! Comme le dit Kiefer Sutherland « 24 c’est Dallas sous crack ».


Sans compter que 24 aborde ouvertement des problèmes politiques contemporains (voir: 24 heures chrono: un document historique sur la réalité politique américaine

 

Cependant 24 est avant tout un drame, une tragédie dira Howard Gordon. Pas de second degré, peu d’humour (et souvent noir), une atmosphère inquiétante, paranoïaque, mêlant peurs intimes et collectives, le tout dans une extrême violence.


Et surtout, dès la 1° saison, 24 rompt avec les fictions traditionnelles américaines : des innocents et des personnages importants et aimés du public s’y font trucider brutalement  (surtout dans la saison 5: Palmer, Michelle, Edgar…). Ce qui accentue la tension car on s’inquiète pour les personnages qui peuvent disparaître à tout moment.

 

Et puis, jamais de happy end pour Jack : la saison 1 donne le ton :Jack pleure sa femme - enceinte – assassinée, alors que sa meurtrière, la méchante Nina, s’en tire.

 

Comme tout bon feuilleton, il faut donner au spectateur l’envie de voir la suite, d’où le cliffhanger (fin d’épisode laissant le héros dans une situation périlleuse) La technique est employée dans la plupart des séries, mais convient parfaitement bien au suspense de 24, qui se permet de terminer carrément une saison sur un cliffhanger. A la fin de la saison 5, alors que Jack retrouve sa copine Audrey, il est enlevé par des chinois, la dernière image montre le cargo qui l’emmène en Chine.

 

24Mais ce qui va marquer le plus les esprits, ce sont les twists ou rebondissements totalement inattendus qui laissent le spectateur bouche bée, le plus réussit étant sans doute celui de la saison 1. La douce Nina, ex copine de Jack, visiblement toujours amoureuse, qui l’aide et le soutient pendant toute la saison, se révèle complice des terroristes.

 

A partir de là rien n’est plus assuré dans 24…les gentils peuvent être des méchants, les méchants des gentils (plus rare tout de même: Gaél, complice des terroristes dans la saison 3, travaille en fait pour Jack).

Le cas le plus complexe restant Tony Almeida dans la saison 7: un gentil devenu un méchant, qui se révèle en fait gentil…non en fait il est bien un méchant, vous suivez ? «24 ce sont les montagnes russes» dit Kiefer !

 

Ces cliffhangers et twists, couplés avec le destin toujours incertain des personnages tiennent le spectateur en haleine, pressé de voir la suite, d’où le qualificatif d’addictif souvent associé à la série…et les ventes massives de DVD, certains fans préférant regarder les 24 épisodes en un week end.

 

Spoiler alert for those who have not seen all eight seasons


 24 isn’t a procedural but a serial, it’s very difficult to begin watching in the middle of the series, despite the "Previously on 24" quick summary of the previous episode.

And because of the real time format, no one wants to spend 10 minutes with Jack in his car, the parallel plots have to be multiple.


There are three basic stories:

 

- One centered on Jack Bauer who must prevent a threat and resolve personal problems (his girlfriends, his daughter ...)

- The "White House" story: the president faced with treacherous advisors and / or family problems

- And the CTU’one or the FBI for season 7, where friendships, loves, and professional rivalries collide... and where there is always a mole!


When these three plots come together tension is then at its height.


These plots are themselves separate by arcs of several episodes around a common threat, and then move to other episodes with another threat, other villains, new characters. These plots are again split by sub plots for 2 or 3 episodes.


But what makes the originality of 24, is a mix of genres: spy thriller with taupes, action series with shootings, explosions, helicopter chase, 24 is also a soap opera with rivalries in love, conflicting families, and dead characters who reappear!  As Kiefer Sutherland says "24 is Dallas on crack."

 

Besides 24 tackles contemporary political issues openly: torture, freedom vs security, the power of China or Russia..


However 24 is primarily a drama, a “tragedy” said Howard Gordon. No second degree, few humor (and often black), a paranoid atmosphere, intimate and collective fears, all in extreme violence.


And above all, from the 1st season, 24 breaks with traditional American fiction rules: the innocent and important people, beloved by the public are brutally killed (especially in season 5: Palmer, Michelle, Edgar ...). Any characters can disappear at any time, which increases the tension.


And there is never a happy ending for Jack: Season 1 sets the tone: Jack crying over his wife - pregnant – murdered.


Like any good soap opera, 24 give the viewer a desire to see more, hence the cliffhangers. The technique is used in most series, but well suited to the suspense of 24: in the season 5 finale, Jack is abducted by Chinese, the last picture shows the ship that takes him to China.


But what will mark the most attention, it’s the totally unexpected twists that leave the viewer speechless, the most successful is probably the season 1's: the sweet Nina, former Jack’s girlfriend, obviously stills in love with him, who helps and supports him throughout the season, is actually a terrorist.


From then nothing is certain on 24 ... the good may be wicked, the wicked good. As Tony Almeida in season 7: a good guy became a bad guy, who turns out to be good ...but not! actually it's a villain, do you follow? "24 it is the roller coaster," said Kiefer!

 

These twists and cliffhangers, coupled with the characters uncertain fate keep the viewer out off breath, eager to see more, so the term often associated with 24 is addictive ... and so the massive sales of DVD, some fans preferring to watch the 24 episodes in one weekend.

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 08:00

Split screen de scène au téléphone saison 4, on voit aussi les oppostions couleurs chaudes (Audrey extérieur) couleurs froides (Jack interieur)/split-screen with opposition between warm colors and cool colors

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Split sceen après la coupure pub (saison 8)

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saison 8 épisode 20 le meilleur split screen pour moi/IMO the best split screen of the series S8E20


jeux d'ombres et lumières sur les visages  saison 1/play of light and shades

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Cadrages inhabituels/gros plans saison 1/unsual framings

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Saison 4

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Cadrages inhabituels/courtes focales saison 4

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 19:04

(English translation below)

 

24 c’est aussi un style visuel unique.

 

Le split screen tout d’abord, ou écran divisé, donne une esthétique particulière à la série. Peu utilisé au cinéma (par Brian De Palma entre autre), il permet soit de suivre plusieurs intrigues parallèles, soit de montrer une scène sous différents angles, notamment pour rendre plus vivant les nombreux dialogues au téléphone.

 

Le split screen est utilisé à de nombreuses reprises dans un épisode, mais systématiquement après chaque coupure publicitaire: l’écran est alors divisé en 3 ou 4 parties autour de l’horloge, et pour clore chaque épisode (sauf rares exceptions): l’écran se fragmente peu à peu en une mosaïque d’images de différentes tailles, qui rappellent les différentes intrigues.


écran partagé saison 1

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Cette technique s’inspire des journaux télévisés américains où plusieurs informations se partagent l’écran, et surtout des écrans d’ordinateurs avec leurs fenêtres multiples, en cela 24 est le reflet d’une époque marquée par la multiplication des images.

 

A cette technique s’ajoute un montage nerveux, saccadé, donnant un rythme haletant aux scènes d’action, souvent tournées caméra à l’épaule. Ce qui place le spectateur au cœur de l’action, au plus près des personnages, et rappelle les reportages de guerre, ce qui contribue au côté vérité de la série.

 

Même dans les scènes de dialogues la caméra se déplace, il y a peu de champs contre champs dans 24, la caméra passe rapidement d’un personnage à l’autre, et surtout, on se sert du split screen.

 

24 utilise aussi les cadrages inhabituels, les courtes focales (vues éloingnées) : les personnages sont filmés de loin ou à travers des vitres, des structures, cela accentue l’atmosphère paranoïaque de la CTU, le spectateur se trouve placé en position de voyeur et d’espion.

Ces plans lointains alternent avec des gros plans, les jeux d’ombre et de lumière, sur les visages en particulier celui de Jack (et de ses beau yeux clairs !).

L’excellent directeur de la photo oppose souvent aussi les couleurs chaudes des extérieurs ou couleurs froides de la CTU.

 

Bref, 24 est une série filmée…comme un (bon) film, en tout cas avec une esthétique très différentes des habituelles fictions télé.

 

Les photos et vidéos qui illustrent tout cela sont dans l'article suivant   24h chrono anatomie d'une série culte n°2: le split screen (photos, vidéos)

 

 

English translation

 

Saisissez du texte, l'adresse d'un site Web ou importez un document à traduire.

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Traduction (français > anglais)

24 has also a unique visual style.

Split screen gives a particular aesthetic to the series. Little used in feature films (by Brian De Palma among others), it’s used to follow several parallel plots, or to show a scene from different angles, or to make the many dialogues on the phone more lively.

The split screen is used many times in one episode, but always after each commercial break: the screen is then divided into 3 or 4 parts or boxes around the clock, and to close each episode (with rare exceptions) the screen breaks up gradually into a mosaic of images of different sizes, reminiscent of the various intrigues.

This technique is based on U.S. TV news programs like CNN or Fox News where screens sharing many informations, and especially computer screens with their multiple windows, in that 24 reflects an era marked by the proliferation of images.

Add to this, a nervous, jerky editing, a fast-paced action scenes, often shot handheld camera that places the viewer at the heart of the action, closer to the characters, and recalls live report of war, which contributes to the realism of the series.

 

Even in dialogue scenes the camera moves, there are few countershots in 24, the camera switches quickly from one character to another, and most importantly, it uses the split screen.

24 also uses the unusual framing, short focal lengths: the characters are filmed from a distance or through windows, structures, this accentuates the
paranoid atmosphere of the CTU, the viewer is placed in the position of voyeur and spy.

These distant plans alternate with close-ups, shadows and light on the faces in particular that of Jack’s (and his beautiful eyes!).

The excellent cinematographer plays often between the warm colors of the exterior or cold colors of CTU.

 

In short, 24 is a series filmed like a (good) movie ... in any case with an aesthetic very different from the usual TV drama.

 

See photos and videos that illustrate all of this is in the following article:
  24h chrono anatomie d'une série culte n°2: le split screen (photos, vidéos)

 

 

 

 

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 17:00

(English translation below)

 

  Comment expliquer que 24 heures chrono soit une des meilleures séries de l’histoire de la télévision (et ce n’est pas la fan qui dit ça, c’est un avis général) ?

Pour ne pas faire trop long j’ai découpé en plusieurs thèmes les particularités qui font de 24 une série d’exception


-         un format novateur: le temps réel

-         un style visuel unique : le split screen, la réalisation.....

-         un feuilleton entre drame, action, soap opera et thriller

-         des personnages inhabituels et…des ordinateurs

-         une série politique et polémique

-         Jack Bauer : l’icône populaire

 

 

Donc commençons par  le temps réel et l’horloge

 

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Le temps réel, c’est la plus grande innovation, celle qui démarque, dès le début, 24 des autres séries TV : une saison égale 24 épisodes, 24 heures d’une journée, d’où le titre «24» en VO, un épisode égale une heure. Aux Etats-Unis du moins, avec les coupures publicitaires pendant lesquelles le temps ne n’arrête pas. Sans pub, l’épisode dure environ 42 mn. Donc la publicité n’interrompt pas l’action comme s’il s’agissait d’une retransmission en direct.


Ce format confère à l’intrigue un grand sens de l’urgence, le spectateur est impliqué directement dans les aventures du héros : en effet quand Jack Bauer a 2 mn pour désamorcer une bombe, ce sont 2 mn réelles.

 

Le temps réel a été peu utilisé au cinéma (dans «La Corde» de Hitchcock, en 48 ) car il ne permet ni ralenti, ni ellipses, ni flash back. Exception, dans 24, de la fin de la saison 1 où temps réel et passé apparaissent dans la même image, une belle idée qui ne sera jamais reprise, dommage !

Cela dit ce temps réel est parfois malmené : Jack Bauer est connu pour traverser Los Angeles en 5 mn !

 

Ce temps réel est représenté par une horloge digitale qui s’incruste au bas de l’écran dans les moments cruciaux. Elle apparaît surtout avant (sur fond noir) et après les coupures pub (avec le split screen), où elle est accompagnée du bruit sourd des secondes qui s’égrènent.

 

 

 

A la fin de chaque épisode, elle compte les dernières secondes sur fond noir.

 

Cette horloge est devenue emblématique de la série, elle devient silencieuse quand un personnage important meurt, soit

-         saison 1 : à la fin, la mort de Teri

-         saison 2 : Mason, irradié et mourant, quitte la CTU et à la fin, David Palmer s’effondre

-         saison 3 : Jack exécute Ryan Chapelle

-         saison 5 :  mort d’Edgar Stiles

-         saison 6 : à la fin Jack a tout perdu

 

-         saison 7 : Jack enterre Renée vivante et mort de Buchanan

-         saison 8 : mort du président Hassan et de Renée

-         Redemption : à la fin Jack est ramené prisonnier aux Etats-Unis

 

A noter qu’il n’y a pas eu d’horloge silencieuse pour la mort de Tony Almeida dans la saison 5, et pour cause, il reviendra dans la 7…2 ans plus tard !

 

Pour marquer la fin de la série, l’horloge a compté les secondes à rebours vers zéro.

 

http://i679.photobucket.com/albums/vv159/aspasie79/24-final-4625371pwnkj.jpg

 

English translation

 

  Can we explain what makes 24 one of the best series in television history (and it isn’t only my point of view, that's a general view) ? What makes of 24 a unique cult series?


- An innovative format: the real time format

- A unique visual style: the split screen, the images, the direction.....

-  A serialised TV show between  drama, action, thriller and soap opera

- The unusual characters

- A political and polemical series

- Jack Bauer: the popular cultural icon

 

Let’s begin by the real time format and the famous clock

 

The real time is the greatest innovation, that distances 24 from others TV series: 24 episodes = a season = 24 hours = a day.

 

An episode equals one hour. In the United States at least, because time doesn’t stop during commercial breaks. Without advertising, the episode takes about 42 minutes. So advertising doesn’t interrupt the action as if it were a live broadcast.

This format gives the story a great sense of urgency, the viewer is directly involved in the hero's adventures: actually when Jack Bauer takes two minutes to defuse a bomb, it's 2 mn really.

The real time was little used in cinema (in "The Rope" by Hitchcock in 48) because it doesn’t allow slow motion nor ellipses, nor flashbacks. The only exception in 24: the season 1 finale when the real-time present and past appear in the same image, a great idea that will never be back, too bad !

But real time is sometimes abused: Jack Bauer is known to cross Los Angeles in 5 minutes!

This real-time is represented by a digital clock encrusted at the bottom of the screen at crucial moments. Especially before the commercial breaks (on black) and after (with the split screen), with the caracteristic ticking of the clock.

 

At the end of each episode, the clock ticks the final seconds on a black background.

This clock has become emblematic of the series, it becomes silent when an important person dies:

- Season 1: At the end, the Teri’s death

- Season 2: Mason, dying, left the CTU and at the end, David Palmer collapses

- Season 3: Jack Bauer kills Chapelle

- Season 5: Edgar Stiles’ death

- Season 6: Jack in the end, has lost everything

 

- Season 7: Jack buries Renee alive and Buchanan’s death

- Season 8: President Hassan and Renée’s deaths

- Redemption: At the end Jack is brought prisoner to the United States

 

Note that there was no silent clock for Tony Almeida’s death in season 5, and for good reason, he will return in S7 ... 2 years later!

To mark the ending of the series, the clock has counted down the seconds to zero.

 

 

 

 

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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 12:24

2° partie du documentaire sur la création de la série (la 1° partie est là:  24 heures chrono: comment la série a été créée (vidéo traduite) 1° partie

 

 

Le pilote

Hopkins : il était très ambitieux, le temps réel était un défi, les quelques films qui l’ont essayé n’ont pas très bien réussi, là j’ai filmé comme une pièce de théâtre

Callery : le 1° thème que j’ai travaillé c’est celui de Jack Bauer, je n’avais pas de vidéo, le script seulement mais c’était évident que Jack était le héros. On a mis ce thème au début du pilote, un début assez impressionnant, très cinéma. J’avais composé au départ une musique plutôt électronique, mais les producteurs voulaient qqle chose de plus orchestral. Ce qui est amusant c’est que la dernière version que j’ai reçue était la 24° version du 24/04, j’ai trouvé ça de bonne augure.

Monteur : en plus, la dernière nuit de montage, on a eu un problème technique juste à la 24° minute…on était content mais quand on a fait le testing (projection devant un public choisi par la Fox) les gens n’ont pas aimé. A 6h30 du matin, Jo est venu et a changé l’ordre des scènes : on a mis Palmer au début, puis Jack en famille…et là ça été magique

 

La série

Cochran : à cause du temps réel raconter une histoire était très difficile. Habituellement, dans une série ou un film, , on saute un jour, un mois, mais nous on ne pouvait pas le faire. Si vous allez de LA à NY on coupe et le vol dure une seconde, pour nous ça dure 5 épisodes. Et en plus il fallait que tous les détails correspondent d’un épisode à l’autre, comme un puzzle

Surnow : le problème était comment garder le suspense quand Kiefer se déplace d’un point A à un point B en voiture ou e hélico. Il faut couper sur une autre histoire, c’est pour cela que nous avons de multiples intrigues.

Cochran : la série a une allure frénétique donc les choses sont arrivées plus vite qu’on avait prévu dans le script : la 1° tentative d’assassinat de Palmer arrive à l’épisode 7 alors qu’on l’avait écrite pour le 20, Jack sauve sa famille très tôt aussi

Gordon : on a donc dû réactiver l’histoire de l’assassinat de Palmer

 

La tragédie


Cochran : il y avait déjà une taupe, Jamey, puis on parlé d’une autre taupe, on s’est alors demandé : qui le public ne soupçonne absolument pas ? Nina !

Surnow : on ne lui a pas dit avant cet épisode car on ne voulait pas qu’elle joue en sachant qu’elle est la méchante

Kiefer : Sarah (Clarke, Nina ) m’a dit « mais c’est un changement complet car j’ai joué comme si Jack était la personne la plus proche de moi » puis on a pensé 2 choses : il y a cette culpabilité sous jacente qu’ils ont, parce qu’ils ont été amants et si on veut trahir qq’un sans se faire prendre, il faut être son confident le plus proche.

Gordon : émotionnellement c’est la meilleure taupe, parce qu’elle a été sa maîtresse or Jack essaie de sauver Palmer mais aussi son mariage, or le traître c’est l’autre femme.

Hopkins : il y avait 2 fins possible, on a choisit celle où la femme de Jack meurt

Kiefer : j’ai supplier, non, vous ne pouvez pas faire ça, les spectateurs ont suivi ce personnage pendant 24 heures, vous ne pouvez pas ne pas leur donner ce qu’ils veulent, ils vont me détester, nous détester et Jo a dit « non on le fait»

Cochran : tout ne peut pas bien se terminer : il sauve Palmer, sa famille : ça serait un conte de fée. Notre idée c’est qu’il y a un prix à payer. Donc on a pensé sa femme, enceinte, est tuée, mais la chaîne a dit « pas question »

Surnow : c’est l’essence de 24, le moment fondateur de la série, parce que les gens ne peuvent rien prévoir, on a violé la plus grande règle : la femme du héros ne meurt pas !

Kiefer : c’est la 1° fois d’une longue liste où je ne suis totalement trompé, les gens étaient en colère mais en même temps ils étaient soulagés que j’ai sauvé ma fille et Palmer, ils ont donc ressenti des sentiments très variés, c’est ce qu’on voulait

Gordon : 24 c’est une tragédie, Kiefer perd à la fin de la saison 1 et ça continue dans les autres saisons, c’est le prix à payer pour son héroïsme

 

L’héritage :


Monteur : il y a 2 raisons qui ont fait de 24 un succès : Kiefer Sutherland, il amène une telle énergie et Jo Surnow et Bob Cochran, les auteurs

Kiefer : on savait qu’on faisait qqle chose de différent et il a fallait du courage pour que ça marche auprès du public, mais quand on s’est dit qu’on faisait ça pour nous, là on s’est bien amusé, quand 35 personnes ressentent les mêmes choses, ça donne une énorme énergie sur le plateau, qui ne nous a jamais quittée

 

 

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